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:: Evolution de la poignée de l'épée jusque au XIIIe siècle. ::

 
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Guillaume de Pensac
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MessagePosté le: Mer 4 Fév - 15:11 (2015)    Sujet du message: Evolution de la poignée de l'épée jusque au XIIIe siècle. Répondre en citant

EVOLUTION DE LA POIGNEE DE L’EPEE JUSQUE A LA FIN DU XIIIe SIECLE  
Max Josserand 
 Les épées sont connues dès l'âge du bronze.
 

Elles sont alors réparties en quatre types, dont le plus ancien est celui des "épées à languette large" du Bronze ancien ou moyen, dans la première moitié du IIe millénaire av. J.-C.



Nous ne savons pas quelle était la forme de leurs poignées. Mais la lame du bronze ancien, ci-dessus, était assemblée à une poignée en bois ou en os par quatre rivets. L’arme ne pouvait être utilisée que d’estoc de part sa conception.
 

À l'âge du bronze final, les "épées à languette tripartite" ont les trois parties de la poignée clairement distinctes (garde, poignée et pommeau). La plate semelle qui constituera une partie de la poignée est moulée en même temps que la lame. Cette conception permet aussi de frapper de taille, à l’occasion, mais comme l’arme est encore destinée à piquer ou à trouer, la poignée a la forme d’un fuseau.



Coûteuse, longue et complexe à élaborer, l'épée semble en effet se trouver exclusivement dans les tombes de personnages importants.
Certaines épées de parade ont un ensemble : pommeau, poignée et garde, moulé.
La poignée est fuselée (en forme de fuseau), on lui donne le nom de fusée.



Les poignées de ces épées sont courtes et l’espace entre le pommeau et la main est insuffisant pour recevoir entièrement la main. Aussi nous pensons que la tenue de l’épée faisait appel au pouce et l’index qui enserraient le ricasso de la lame.
 

Les épées en bronze moulé disparaissent au profit des épées en fer forgé.
Quelques siècles plus tard, les celtes, les germains et les romains utilisent eux aussi l’épée de fer dans l'infanterie, sous différentes formes. La plate semelle a laissé la place la soie pour gagner en résistance.



Vers la fin du IVe siècle et au début du Ve siècle, certaines poignées sont encore fuselées.
 

A la même époque, les légionnaires romains emploient le glaive (du latin gladius), qui se porte au côté droit. Le glaive du légionnaire est peut-être l'arme qui contribue le plus à la supériorité militaire romaine des premiers siècles de l'ère chrétienne, notamment en raison de sa capacité à être utilisé de taille et d'estoc.



La poignée des glaives est ergonomique. Elle est conçue pour recevoir les quatre doigts de la main pour une meilleure préhension lors de l’estoc. De plus sa forme légèrement tronc-conique permet une frappe de taille.
Parallèlement, la cavalerie romaine, souvent composée des troupes auxiliaires de celtes ou de germains, emploie un type d'épée (spatha) avec une lame longue de 60 à 90 cm, qui se porte au côté gauche. Cette épée est principalement utilisée pour frapper de taille.
 
 
Au Ve siècle c’est l’ère de l'épée occidentale médiévale : l'épée mérovingienne.


Sur l’épée de Childéric, les traces de la poignée ergonomique du glaive ont presque disparu pour laisser la place à une poignée aux bords droits et de forme légèrement tronc-conique propre à une meilleure tenue en main pour frapper de taille.
 L'épée longue « mérovingienne » sert à son tour de modèle à l'épée franque carolingienne.



Epée carolingienne du IXe siècle. 
 
L’épée suit une évolution jusqu'à la fin du XIIIe siècle tout en conservant une poignée aux bords droits.



L’épée des sacres des rois de France, Joyeuse, bien que constituée d’un pommeau, d’une garde et d’une poignée en or de différentes époque, est munie d’une poignée typique du XIIIe siècle, semblable à celle des épées carolingienne, propre à frapper de taille.
Les épées de la deuxième moitié du XIIIe siècle sont de plus en plus pointues pour frapper d’estoc, mais leurs poignées indiquent que ce sont toujours des épées de taille.



Vers 1295, même si la lame garde sa gouttière, la pointe de l’épée tend à s'effiler jusqu'au développement au début du XIVe siècle de l'épée d'estoc. En même temps la poignée retrouve la forme fuselée qu’elle avait dans les temps anciens. Forme qu’elle gardera jusqu’à nos jours. 



L’épée de Sancho IV de Castille, 1295 ou 1298, est dotée d’une poignée fuselée.
 

Au début du XIVe siècle, la lame perd sa gouttière et prend une section rhomboïdale. Cette évolution s’accompagne d’une augmentation du poids de l’épée et d’une poignée  exclusivement fuselée.
 

Une autre catégorie d’épées se développe pour équiper les piétons mercenaires. C’est l’épée à deux mains. Au XVe siècle, elle équipe des combattants qui ne disposent plus de bouclier pour leur protection.
 

La manière de tenir une épée médiévale faite pour trancher est rarement décrite dans les traités. Il faut se reporter aux gravures pour retrouver les positions des doigts sur la poignée.
D'une manière générale, l'épée médiévale est tenue fermement entre le pouce et l'index, la poignée reposant dans la paume de la main, les autres doigts sont posés relâchés sur la poignée. Il ne doit pas y avoir de crispation, sous peine de ne pouvoir réaliser les mouvements techniques.















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MessagePosté le: Mer 4 Fév - 15:11 (2015)    Sujet du message: Publicité

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Raimond II Trencavel
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 24 Avr 2013
Messages: 477

MessagePosté le: Mer 4 Fév - 18:20 (2015)    Sujet du message: Evolution de la poignée de l'épée jusque au XIIIe siècle. Répondre en citant

Bel exposé Messire!
Il est vrai qu'il y a un mouvement technique. Pour que le coup porté, soit plus efficace, le bras levé doit s'abattre dans un mouvement de vitesse (comme au tennis).
Accompagné par l'épaule, au dernier moment avant impact, le poignet s'infléchit, comme vous le démontrez dans votre dessein.
Les coups portés sont d'une rare violence...
_________________
toujours plus loin, toujours plus fort


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 03:51 (2016)    Sujet du message: Evolution de la poignée de l'épée jusque au XIIIe siècle.

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