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:: Le Calendrier du XIII siècle ::

 
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Camerotte


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MessagePosté le: Mer 6 Mar - 11:29 (2013)    Sujet du message: Le Calendrier du XIII siècle Répondre en citant

Exclamation

Dernière édition par Camerotte le Dim 28 Juin - 06:18 (2015); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mer 6 Mar - 11:29 (2013)    Sujet du message: Publicité

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Eléazar II de Grave


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Inscrit le: 03 Juin 2010
Messages: 539

MessagePosté le: Sam 16 Mar - 17:05 (2013)    Sujet du message: Le Calendrier du XIII siècle Répondre en citant

Le contexte
Religieux : cette série de 12 enluminures orne, avec 12 autres (sur le thème des signes zodiacaux), un martyrologe-obituaire. Il s’agit d’un calendrier des martyrs et des saints ainsi que des grands événements commémorés par l’Église. L’ouvrage est utilisé dans les monastères pour nourrir la réflexion individuelle et collective (lecture au cours des offices) des moines.


Culturel : le thème du calendrier est très populaire au Moyen Âge. On le trouve en abondance dans les manuscrits mais aussi dans les églises, sur les mosaïques, les tapisseries, les fresques. Le thème est connu dès l’Antiquité (sur la mosaïque de Saint-Romain-en-Gal conservée au musée de Saint-Germain-en-Laye, par exemple) et est utilisé bien au-delà du xiiie siècle (les Très Riches Heures du duc de Berry, xve siècle, sont certainement l’exemple le plus célèbre). Le plus ancien calendrier médiéval ornant un manuscrit en Occident date de 818.


Artistique : le xiiie siècle constitue, dans l’histoire de l’enluminure, une rupture majeure. Jusque là, la réalisation des manuscrits se fait intégralement et exclusivement au sein des scriptoria monastiques. Désormais, la réalisation s’ouvre aux ateliers laïcs et la répartition des tâches se diversifie entre les libraires, copistes, enlumineurs, parcheminiers, relieurs. Paris, capitale culturelle et intellectuelle, s’impose comme un centre réputé de création, avec une production luxueuse et raffinée destinée à l’Église et aux élites laïques. Maître Honoré, à qui sont attribuées les enluminures de ce manuscrit, est un des grands noms de cette Renaissance française de l’enluminure que les spécialistes nomment « période gothique » (de 1250 à 1480).




L’échelle
Les 12 miniatures occupent indifféremment plusieurs emplacements sur les différentes pages du manuscrit. Elles introduisent, à chaque fois, un nouveau chapitre.
Leur fonction est décorative. Elles n’ont aucun lien avec le contenu du texte qu’elles illustrent. L’ouvrage est religieux mais aucune référence religieuse directe n’est visible sur les miniatures.
La miniature qui illustre le mois de janvier est légèrement plus grande : 6 x 6 cm contre 5 x 5 cm pour les autres.







Dans l’Occident médiéval, la perception du temps est structurée par les fêtes religieuses et le rythme des saisons.
Le calcul précis du temps est l’apanage d’un petit nombre de clercs. Ils veulent fixer dans le temps la commémoration des grands événements de l’Église et les fêtes religieuses. Pour cela, ils diffusent, à travers ces calendriers, leur vision du temps : cycle quotidien, cycle mensuel et annuel.


Le cycle quotidien est rythmé par les sonneries des cloches de l’église ou de l’abbaye : matines (minuit), laudes (vers 3 heures), prime (vers 6 heures), tierce (vers 9 heures), sixte à midi, none (vers 15 heures), vêpres (vers 18 heures), complies (vers 21 heures).


Le cycle mensuel et annuel structure le temps sur le modèle du comput romain antique : l’année débute le 1er janvier, mois du dieu Janus. Il est représenté sous les traits d’un homme à deux têtes, l’une tournée vers l’année passée, l’autre tournée vers l’année nouvelle. Cependant, ce choix d’une année qui débute au 1er janvier ne s’imposera dans toute la France qu’avec l’édit de Charles IX en 1564. Au Moyen Âge, l’année débute encore souvent à des dates différentes selon les régions : décembre (Noël), mars (annonciation) ou encore avril (Pâques).
Dans les calculs pour mesurer le temps, le nombre 12 occupe une place importante car il est possède une forte charge symbolique liée à la religion (les 12 apôtres) et aussi à la vie quotidienne (les 12 sous qui font un denier ou les 12 gros qui font un franc par exemple).


Pour l’immense majorité de la population, la vision du temps n’est pas aussi complexe, aussi linéaire. Elle est essentiellement cyclique, fondée sur le constat de la permanence et de l’éternel recommencement des activités perturbées seulement par le vieillissement et la mort.


Le choix par les clercs du thème agricole dans les calendriers renvoie à cette vision cyclique du temps et à leur volonté d’être en phase avec leurs contemporains. La popularité constante du thème témoigne de la pertinence de son choix.











8 des 12 miniatures de la série renvoient au thème du monde agricole. À chaque mois correspond une activité pour les paysans. Les 8 miniatures se subdivisent en deux groupes :


·   3 d’entres elles glorifient la fonction de production (juillet, septembre, décembre).
·   5 autres mettent en avant le travail indispensable pour produire (mars, juin, août, octobre, novembre).


Les trois grandes productions du Moyen Âge, base de l’alimentation, sont présentes à travers l’exaltation du paysan dans son rôle de producteur :


·   les céréales : juillet est le mois de la moisson ;
·   la vigne : septembre est le mois des vendanges ;
·   l’élevage : décembre est le mois de l’abattage du porc.


Les autres miniatures évoquent l’importance du travail qui précède ou suit les trois moments de la production.
Pour les céréales : battage (août) et semailles d’automne pour les céréales d’hiver (octobre).
Pour la vigne : taille à la serpette (mars).
Pour l’élevage : fenaison (juin) pour le foin utilisé pour le bétail en hiver et glandée (novembre) qui exploite les richesses de la forêt.


Le discours mis en image est celui des élites, de ceux qui possèdent la terre. Leur intérêt pour le monde rural se porte avant tout sur les richesses produites, sur le résultat du travail des paysans : le grain, le vin, le foin, la viande. Les représentations, dans les calendriers, des travaux ingrats et non directement liés à la production (par exemple le défrichage, l’assèchement des terres..) sont très rares. C’est sur ces produits que se feront les ponctions seigneuriales : dîmes, redevances.


Le paysan est également ramené à sa condition sociale : celle de celui qui a la noble mais lourde tâche de nourrir la société. Ainsi, les représentations liées au travail dominent. De même, le paysan est représenté le plus souvent courbé : réalité d’un travail manuel pénible mais aussi symbole de sa condition sociale.
Ainsi, ces calendriers ne sont pas de simples décorations, représentations anodines de la vie des campagnes, mais un discours construit qui vise à légitimer une situation sociale dans laquelle le paysan occupe une position certes valorisée mais aussi bien peu enviable.


La représentation précise des objets liés aux activités du paysan et de son environnement, est réduite. Ainsi, le paysage est absent, remplacé par un fond décoratif et quelques éléments symboliques (pied de vigne, chêne). Les outils sont présents et évoquent un travail essentiellement manuel. Le fer et le bois sont les matériaux d’outils faciles à identifier : serpette, faux, faucille, fléau, bâton, hache. La faucille est l’outil de la moisson : elle est moins rapide que la faux (connue des romains, réservée à la fenaison) mais a l’avantage de ne pas coucher la récolte au sol et donc de limiter les pertes de grains à une époque de faibles rendements. On coupe la tige haut pour laisser ensuite les animaux paître sur les chaumes.











Alors que les miniatures consacrées aux mois d’été et d’automne sont exclusivement réservées aux activités des paysans, celles des mois d’automne et d’hiver sont dominées par un tout autre thème. 4 miniatures évoquent, par des symboles, le temps idéalisé du rêve, des activités liées aux plaisirs de la vie.


·   Le temps du festin (janvier). On peut remarquer le couteau à trancher en usage alors et la présence du poisson dans l’alimentation.
·   Le temps du repos près de la douce chaleur du feu (février). Cette miniature est la seule qui possède une ébauche de décor. L’artiste insiste sur les symboles forts de la douceur du foyer : porte, toit, âtre.
·   Le temps de l’amour (avril). Sous les traits d’un adolescent, des fleurs à la main, l’amour courtois est évoqué de façon très symbolique, dans un cadre circulaire, seul exemplaire de la série. La scène évoque la description du renouveau printanier dans la première partie du Roman de la rose (début xiiie siècle).
·   Le temps de la chasse (mai).
Nulle trace ici de paysans, mais des plaisirs mis en scène dans un cadre aristocratique, clairement évoqué par des symboles (maître servi par une domestique, seule présence féminine de la série ; cheval et faucon bien éloignés de l’autre animal de la série : le porc). Nulle référence, également, à des thèmes religieux : les plaisirs évoqués sont bien matériels.


Le discours est, ici également, destiné à faire le rappel de la situation sociale. Chacun occupe la place qui lui est destinée dans la société et le cycle du temps évoqué par ce calendrier repose sur le respect par chacun de la place qui lui est attribuée. Pour autant, la dimension symbolique des plaisirs évoqués dans ces quatre miniatures fait qu’elles s’adressent à tous et équilibre quelque peu la vision donnée par les 8 autres.


L’équilibre ainsi crée entre la part de réalité et la part de rêve explique en grande partie le succès du thème de ce calendrier de l’Antiquité à la Renaissance.


Source :
- Calendrier XIIIème Magnard 2010,
- Calendrier XIIIème siecle, 1492, BNF, département des manuscrits, Paris
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Camerotte


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MessagePosté le: Sam 16 Mar - 20:00 (2013)    Sujet du message: Le Calendrier du XIII siècle Répondre en citant

merci d'avoir rectifié, ça a encore m..... grrr

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Bernard Othon de Niort


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MessagePosté le: Mar 26 Mar - 09:53 (2013)    Sujet du message: Le Calendrier du XIII siècle Répondre en citant

en parlant de calendrier , avec tout ca on est decaler de 12 ou 13 jours par rapport a celui du XIIIé
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Camerotte


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MessagePosté le: Mar 26 Mar - 19:55 (2013)    Sujet du message: Le Calendrier du XIII siècle Répondre en citant

Bonjour Messire  de Niort , merci de cela je n'en avais pas fait cas.Je regarderais cela de plus près. 

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Bernard Othon de Niort


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MessagePosté le: Mar 26 Mar - 20:43 (2013)    Sujet du message: Le Calendrier du XIII siècle Répondre en citant

j'ai vu ca avec la comemoration de montsegur ( 16 mars ) , le julien de l'epoque a 29 jours en fevrier , donc 1 jour . ceux qui viennent aprés son bien aussi , y'en a un qui a 355 jours par ans , etc etc etc etc , j'ai donc trouver 12  jours de decalage avec maintenant . du coup , le 16 mars 1244 serrais a feter le 28 mars 2013 .
raymonde reznikov ( auteur du livre cathares et templiers ) en a conclu la méme chose en le calculant autrement , comment ? je ne le sais pas , elle ne me dit rien de plus Sad
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Camerotte


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MessagePosté le: Mar 26 Mar - 22:20 (2013)    Sujet du message: Le Calendrier du XIII siècle Répondre en citant

Oui bien sur le calendrier julien ,et grégorien année bissextiles, tu as bien fait de le rappeler.
 De toute façon maintement je ne compte, qu'en sorties médiévales.  


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:51 (2016)    Sujet du message: Le Calendrier du XIII siècle

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