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:: La frappe de Monnaie ::

 
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Eléazar II de Grave


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MessagePosté le: Lun 9 Juil - 15:30 (2012)    Sujet du message: La frappe de Monnaie Répondre en citant

L'emploi de pièces de monnaie remonte à l'antiquité. Le troc primitif ou l'utilisation d'objets d'échange, tels des graines d'orge (chez les babyloniens), ou des cauris (petits coquillages utilisés par les peuples indigènes du Pacifique et d'Afrique) est peu à peu abandonné puis remplacé. La monnaie est le plus souvent représentée par une pièce de métal frappée d'une empreinte par une autorité souveraine. Elle sert à faciliter les échanges commerciaux. En France, la plus ancienne pièce connue fut frappée à Massalia par les Grecs vers -500 av. J.C.
Au fil des siècles, les monnaies ont évolué. Du modèle grec (petites pièces avec des motifs stylisés et souvent un nom inscrit), on retrouve des survivances chez les gaulois. Les romains possédaient des pièces aux détails d'une grande finesse, avec généralement un personnage (tête, buste, ou corps entier) sur une face, et un symbole (personnel, d'une ville, d'un dieu) sur l'autre face. Les pièces médiévales n'ont pour la plupart rien de comparable aux pièces romaines, et sont plus grossières. Les rares visages sont systématiquement stylisés. Il n'existe pas de codification précise dans l'émission des pièces médiévales, et la diversité des ateliers n'arrange pas les choses ! Il faut attendre le XIIIème siècle pour avoir des pièces esthétiques graphiquement. François 1er fera mettre son visage sur son "gros blanc" (denier d'argent). Il renouera ainsi avec la tradition antique, et ses successeurs continueront dans cette voie.
La conception de la monnaie La monnaie utilisée au moyen âge comporte une certaine valeur de métal précieux. L'unité de valeur est le marc d'or ou d'argent. Un marc correspond à 8 onces (soit env. 245 g pour les ateliers monétaires royaux de Troyes).
La taille est le nombre de pièce que l'on peut tirer directement dans un marc. Le titre (ou aloi) est la proportion de métal précieux entrant dans un alliage. Le titre de l'or se compte en carat, celui de l'argent en denier d'aloi.
La combinaison du Titre et de la Taille donne la valeur intrinsèque de la monnaie. Les ateliers avaient par ordonnance royale une marge de tolérance pour la taille et le titre. Il était courant que ces ateliers rognent au maximum les quantités de métal précieux, de manière à augmenter leurs bénéfices.
Dans ces ateliers, on trouve des artisans spécialisés qui frappent la monnaie !


Ci-dessus deniers gaulois (Leuques et Lingons),
dupondius
de Néron

et denier d'Edouard (XIème siècle)

Pour fabriquer une pièce, on prend une rondelle de métal appelée un flan, et on l'insère entre deux coins. Un coup de masse sur un des deux coins, et la pièce est marquée. Les coins sont des matrices gravées en creux, dans lesquelles on place le flan. Ils sont généralement en acier trempé, et on en distingue deux sortes :
- la Pile, coin fixé sur un billot de bois, et que l'on appelle aussi coin dormant.
- le Trousseau, coin que l'on pose sur le flan libre. On le frappe avec une masse.
Sur la pile est généralement gravé l'avers, et sur le trousseau le revers. Le fait de frapper la pile avec une masse a donné le terme de "frappe de monnaie".
La monnaie était frappée dans des ateliers bien spécifiques. Ces ateliers de frappe étaient donnés en charge par le roi à des entrepreneurs privés, lors d'enchères à la chandelle. Le maître d'atelier s'engageait à battre une certaine quantité de métal fixée à l'avance. Il devait payer les ouvriers, le matériel et la matière première. Les coins étaient fabriqués par des orfèvres assermentés, eux-mêmes payés par le maître d'atelier. Un atelier se compose : d'un maître, qui a la gestion globale de l'atelier, d'ouvriers tailleurs et recuiseurs (qui préparent le métal et les flancs), de monnayeurs, qui frappent les pièces.
Les différents corps de métiers sont regroupés en corporations, où les places se transmettent par héritage. Si le travail est parfois peu rémunérateur, les ouvriers jouissent cependant de quelques privilèges : exemption du service d'ost ("service militaire" obligatoire de 40 jours par an) et exemption des droits de péage et d'impôts. Les ateliers sont extrêmement bien surveillés quand l'autorité royale le permet, et les coins ne sont remis au maître que lors des frappes. Les achats de métaux précieux sont également surveillés.
Après la frappe, des échantillons sont prélevés pour vérification de la monnaie, avant d'autoriser sa circulation. Le maître doit reverser au roi le droit de Seigneuriage (différence entre le prix du métal acheté et le cours des monnaies à émettre). Le reste de la différence revient au maître. C'est son droit de Brassage.

 
Histoire Monétaire de la France
L'Europe romaine impériale s'effondre au Vème siècle sous la pression des peuples barbares. La monnaie impériale disparaît peu à peu. On connaît alors une période de véritable chaos monétaire. Avec l'arrivée au pouvoir en Gaule des Carolingiens se rétablit le système monétaire sur l'exemple antique. Des pièces en or sont mises en circulation, ainsi que des subdivisions en argent et en bronze, afin de faciliter le commerce des biens quotidiens. La puissance publique de l'Empire carolingien va à son tour laisser la place au fractionnement féodal, et ce jusqu'au XIIème siècle.
Les ateliers féodaux d'émission de monnaies se multiplient, même si quelques grands types de monnaies s'imposent pour les transactions commerciales, particulièrement dans les foires (ex. : le Melgorien, émis depuis le Languedoc).
La reconquête des pouvoirs régaliens, entreprise par Philippe II Auguste, comprend le droit de battre monnaie. Durant le XIIIème siècle, Saint Louis restaure le prestige d'une monnaie royale par l'émission de l'Ecu d'or, premier de son espèce depuis Charlemagne ! Toutefois, les problèmes économiques et sociaux que connaît le royaume de France au XIVème siècle, entraînent une grave crise monétaire. La monnaie est dévaluée, la concurrence étrangère est forte, et les grands circuits commerciaux se détournent du royaume. C'est avec Charles VII, au XV° siècle, et le monométallisme, que se restaure une certaine stabilité du système monétaire français.
La monnaie de base utilisée au moyen âge est le denier. Il s'agit d'une monnaie réelle. Des fractions du denier furent mises en circulation pour les petites dépenses. Il s'agit de la maille ou de l'obole, d'une valeur d'un demi denier. Le denier est défini très précisément par Louis le Pieux en 825. Il faut une livre d'argent pour tailler 240 deniers. Ici, la livre est prise comme unité de poids (soit env. 460 grammes). La monnaie de compte utilisée durant tout le moyen âge est :
1 livre = 20 sous = 240 deniers = 480 mailles 
Mais dans la pratique, c'est le denier qui est le plus souvent utilisé. La complexité du commerce et des échanges commerciaux en France relève des différents ateliers de frappe de monnaie qu'il y avait dans le royaume. En effet, selon les régions, la livre en tant qu'unité de mesure n'a pas le même poids. Et certains ateliers rognent plus ou moins sur la quantité de métal employé. On se retrouve donc avec des monnaies sensées être équivalentes, mais qui ne contiennent pas le même poids de métal précieux, et donc de fait, n'ont pas la même valeur ! Ainsi, le denier parisi (frappé à Paris) n'a pas la même valeur que le denier tournois (frappé à Tours). D'où l'intérêt d'avoir banquier et changeurs de monnaies, qui connaissaient bien celles-ci et qui pouvaient faire les conversions lors des foires et marchés !

La Livre : initialement, elle est un étalon de poids qui va permettre de quantifier le poids d'argent placé dans un denier. Elle est aujourd'hui une monnaie réelle utilisée dans certains pays : Angleterre, Egypte, Turquie, Pérou.
Le Sou : monnaie mérovingienne utilisée tout au long du moyen âge.
1 sou = 12 deniers.
Le Denier : les romains l'utilisaient et lui donnaient comme valeur 10 as. Au moyen âge, le nom a été conservé pour dénommer la monnaie la plus couramment utilisée.
La Maille : petite monnaie (de cuivre, généralement). Une maille vaut 1/2 denier.
Le Méreau : petite monnaie utilisée souvent comme jeton de compte, ou de présence par certaines corporations. Les méreaux étaient souvent coulés en plomb.



Source : 
- Monnaies Médiévales, Jean-Philippe Cormier,Rempart,1998
- Histoire Numismatique et monétaire de France, J. Belaubre,Le Léopard d’Or,Paris 1986
- Monnaies et monnayages, P. Grierson,Aubier Montaigne,Paris 1976
- Monnaies Féodales françaises, E. Caron,Paris 1882
- La Revue numismatique, Mensuel, en kiosque
- De l ’Or et des Epices, Jean Favier,Fayard,1997

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MessagePosté le: Lun 9 Juil - 15:30 (2012)    Sujet du message: Publicité

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Eléazar II de Grave


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MessagePosté le: Lun 9 Juil - 15:33 (2012)    Sujet du message: La frappe de Monnaie Répondre en citant

La frappe au marteau :

La frappe au marteau était le procédé utilisé pour la fabrication des monnaies jusqu'au début du XVIIe siècle.

  • Affinage : un ouvrier réduisait, au marteau, le lingot ou la plaque de métal à l'épaisseur voulue.
  • Taille : les flans étaient taillés, découpés, à la cisaille dans la plaque
  • Ajustage : ils étaient ensuite ajustés par limage et martelage pour atteindre le poids, la dimension et l'épaisseur voulus
  • Frappe : sur un coin fixe il posait le flan. Ce coin était un coin de pile, en référence à la pièce de billot ou de pile sur laquelle il était fiché. Le monnayeur tenait le coin mobile, dit de face, à la main ou avec des pinces et le frappait à plusieurs reprises avec un lourd marteau contre le flan. La frappe était réalisée à froid.
  • Le problème de la découpe à la cisaille : la technique manuelle de découpe à la cisaille produisait des contours irréguliers rendant difficile l'identification des monnaies rognées.
  • Le problème du tréflage : le risque de double frappe, ou tréflage, par glissement du flan, était réel
  • Le problème du décentrage de l'un des coins par rapport au flan. Certaines émissions étaient réalisées avec des flans plus petits que les coins, ce qui enlevait au final une partie de l'empreinte, notamment de la légende circulaire.
  • Le problème de la frappe incuse d'un coin dans l'autre : certains flans étaient si fins que l'empreinte d'une face apparaissait sur l'autre.
  • Le problème des fendillements : un flan mal préparé pouvait se fendre à la frappe.
Le procédé donnait donc des monnaies de qualité très inégale, qui ne présentait pas toujours au mieux l'autorité monétaire.

  • Ensuite, pour augmenter la production, les monnaies étaient produites à partir d’une bande de métal à la bonne épaisseur, puis découpées. La méthode du monnayage au marteau a démontré qu’il était difficile de fabriquer des monnaies d’un diamètre toujours régulier et les monnaies étaient sujettes à la rognure, quand des gens peu scrupuleux taillaient les bords du métal précieux parce qu’il était difficile de déterminer le diamètre exact d’origine. Ou aussi, quand les monnaies d’argent etaient mises dans une bourse qui etait vivement agitée pour produire un peu de poussière d’argent qui restait au fond.

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Pons de Villeneuve
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MessagePosté le: Lun 9 Juil - 18:12 (2012)    Sujet du message: La frappe de Monnaie Répondre en citant

Okay
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Eléazar II de Grave


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MessagePosté le: Lun 9 Juil - 18:31 (2012)    Sujet du message: La frappe de Monnaie Répondre en citant

Pour les curieux voila la monnaie que je frappe à chaque méd :



264- Denier.Réf n° 3905
A/. (0h) CARCASONE CIS crosse accostée de deux I et d’un besant.
R/. RR/OG/C-O/TE grande croix coupant la légende, cantonnée de croissants et de globules.

- Références : Poey d’Avant, n°11 pl. LXXXIV (d’après Duby) - Dhénin, BSES de l’Aude, 1976, tome LXXVI, p. 189-199 - Duplessy, n°1533
- Argent. 1,01g. (2h). Très Beau à Superbe. Très Rare.
BARONNIALES Vicomté de CARCASSONNE RAYMOND ROGER TRENCAVEL (1194-1309)



source : http://www.ogn-numismatique.com/article.asp?langue=fr&article=3905
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Lenwë


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MessagePosté le: Lun 9 Juil - 20:54 (2012)    Sujet du message: La frappe de Monnaie Répondre en citant

Pinaise !!!

Notre bon Trésorier est un "Faussaire" ......... Laughing

Bon, O.K. : Arrow
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Trencavel !! Rebelle !!! Eternel !!!!!
Eternel, j'aurai une occasion de le prouver, maintenant... Merci à tous pour votre belle amitié... Merci !!!!!



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pierre de fos


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MessagePosté le: Mar 10 Juil - 15:56 (2012)    Sujet du message: La frappe de Monnaie Répondre en citant

en frappant la monnaie ,il rempli nostre coffre ...il en fait a bonaguil, Okay

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Guillaume de Pensac
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MessagePosté le: Mer 11 Juil - 09:45 (2012)    Sujet du message: La frappe de Monnaie Répondre en citant

Très bonne explication sur la frappe de la monnaie. Bravo !

La monnaie n'était pas "frappée" dans toutes les villes du royaume. Peu de villes avaient ce privilège. En général, le lieu où on frappait  et entreposait la monnaie, était fortifié.
A Chalon-sur-Saône, la ville était sous le contrôle de l'évêque, pour moitié et sous le contôle du gouverneur représentant le Duc de Bourgogne. C'est pourquoi les pièces de monnaie étaient frappées en dehors de la juridiction de l'évêque et du gouverneur sur une île et dans un châtelet fortifié à l'écart de la ville.

On pourrait aussi évoquer les terribles supplices qui étaient infligés aux faux monnayeurs. La prison n'existait pas pour cet acte. Le faux monnayeur méritait la mort dans d'atroces souffrances. Dissuasion oblige.
Par rapport à une fausse pièce de monnaie, la vraie pièce devait émettre un son reconnaissable par le "changeur". Elle de devait "sonner" et respecter le poids du métal (or, argent ou cuivre). La balance pour peser les pièce s'appelait le "trébuchet" et c'est pourquoi une bonne pièce de monnaie devait être "sonnante et trébuchante".


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Eléazar II de Grave


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Messages: 539

MessagePosté le: Mar 17 Juil - 18:30 (2012)    Sujet du message: La frappe de Monnaie Répondre en citant

Merci Messire de Pensac, Je cherchais justement le nom de la balance, on me l'avais demandé à Bonaguil  Okay



J'en profite pour rajouter une des monnaies les plus utilisés au XIIIème siecle, bien devant le denier de carcassonne, de bezier, d'anduze, de Somieres, de Mende ou de Saint Gille


Le Denier de Melgueil :


La monnaie des comtes de Melgueil fait partie des plus anciennes monnaies du Midi médiéval. Elle est citée dans des textes dès le X° siècle. La création de cette monnaie féodale s’inscrit dans un contexte général d’affaiblissement du pouvoir central. Les carolingiens en effet ont imposé une centralisation et une exclusivité royale en matière monétaire. Le droit de battre monnaie a toujours fait partie des droits régaliens. Aux IX°-X° siècles les comtes, jusque là nommés par le pouvoir central, se sont rendus indépendants et ont usurpé le droit de battre monnaie ; ils ont fini par faire frapper des monnaies en leur nom propre et non plus au nom du roi. La monnaie des comtes de Melgueil s’est rapidement répandue dans la région de Montpellier et même au-délà (voir la carte). Les deniers de Melgueil ont connu un succès éclatant jusqu’à la fin du XIII° siècle, malgré la concurrence de nombreuses autres monnaies locales. Parmi ces autres monnaies régionales, qui contribuent à donner un aspect complexe au monnayage médiéval, il faut citer les monnaies d’Anduze, de Somières, de Mende, de Saint-Gilles, de Béziers ou de Carcassonne, dont la diffusion fut assez limitée dans le temps et dans l’espace, ou des monnaies concurrentes beaucoup plus répandues, comme par exemple les monnaies de Barcelone ou les monnaies toulousaines.







Malgré cet aspect disparate, toutes ces monnaie, et les monnaies de Melgueil ne font pas exception à la règle, ont un point commun : toutes appartenaient au système monétaire du denier, qui était alors utilisé dans l’ensemble de l’Europe Occidentale. Ce système hérité de l’Empire romain était fondé sur la frappe de l’argent, la frappe de l’or ayant été abandonnée sous les Carolingiens. Le denier et quelques pièces divisionnaies (la maille ou obole, valant ½ denier, et le « pogès », valant ¼ de denier), constituait l’armature du système.







En ce qui concerne le choix des représentations graphiques (voir photo du denier de Melgueil ci-dessus), on peut dire que dans l’ensemble, ces pièces sont assez monotypiques, toujours très proches. L’avers des deniers de Melgueil représente une croix, symbole chrétien par excellence, fortement pattée en haut et en bas, avec un point rond à l’angle supérieur gauche. Quatre annelets (cercles évidés) figurent au revers et entourent un point rond central. Les légendes sont simples (et souvent assez délicates à lire). L’avers mentionne le nom RAIMVDS, abréviation de Raimundus ou Ramundus, un des premiers seigneurs a avoir osé remplacer le nom du roi par le sien. Cependant, l’identité exacte de ce personnage n’a pas pu être identifiée avec certitude. Tout au long de l’histoire de la monnaie de Melgueil, ce nom est resté stable, à l’exception des gros Montpelliérains frappés à la fin du XIII° siècle et qui portent le nom du roi d’Aragon. Sur le revers figure l’inscription NARBONA, qui peut sembler étrange car la monnaie de Melgueil n’était pas frappée à Narbonne. Cette bizarrerie trouve une explication par l’existence très ancienne d’un atelier monétaire à Narbonne. Là encore, cepedant, les raisons exactes du choix de cette légende ne sont pas clairement établies.  
 
 
Il existe une variété de monnaies de Melgueil un peu plus sophistiquées sur le plan graphique que les simples monnaies décrites ci-dessus. En 1273, Jayme Ier, roi d’Aragon et seigneur de Montpellier, a fait frapper une monnaie, le « gros montpelliérain », dont l’avers porte la légende « Jacques, par la grâce de Dieu roi d’Aragon » (IACOBUS DEI GRA. REX ARAGON.) et le revers le texte suivant : DOMINVS MONTISPESSULANI, qui signifie « Seigneur de Montpellier ». Sur cette monnaie, l’avers figure une croix pattée, dont les extrêmités représentent une couronne, symbole royal. Le revers porte, au centre d’un encadrement de six arcs de cercle, un écu chargé des armoiries d’Aragon. Sur le plan esthétique, bien entendu, les monnaies décrites ci-dessus, de même que le monnayage féodal ou médiéval en général, sont très éloignées de la richesse graphique des monnaies antiques. L’intérêt principal de ces monnaies pour le collectionneur est plus technique qu’esthétique. 


 

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Camerotte


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MessagePosté le: Dim 7 Oct - 14:46 (2012)    Sujet du message: La frappe de Monnaie Répondre en citant

Okay

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